Préambule : Deux éléments à retenir

La surface forestière augmente

La dynamique forestière du département est un élément important à ne pas négliger. Entre deux cycles d'inventaire, soit dix ans, la surface forestière a augmenté de 46 000 ha, faisant passer le taux de boisement de 29 à 37 %. Cette augmentation, qui est d'ailleurs du même ordre dans les autres départements du Languedoc-Roussillon, est due essentiellement à une dynamique naturelle, car les boisements artificiels de terrains nus pour la même période représentent moins de 1 500 ha.

La forêt est très sensible à l'incendie

Il faut développer la protection contre les incendies. Le caractère très méditerranéen de la végétation composant les peuplements naturels (landes et forêts), associé à leur faible production, à leur qualité médiocre, et conséquemment à l'absence d'entretien, génère une sensibilité aux incendies très difficile à maîtriser.

L'offre et ses détenteurs

Les acteurs institutionnels (O.N.F.)

Les forêts soumises au régime forestier (terrains domaniaux et communaux) ne couvrent que le quart (27,9 %) du territoire boisé, mais du fait de la prépondérance du régime de futaie, de la durée de la révolution des peuplements, elles fournissent une quantité de bois appréciable de bois d'oeuvre pour l'aval de la filière bois.

Les propriétaires forestiers privés

La forêt privée (186 000 ha) est généralement morcelée entre une multitude de petits propriétaires (46 000 au total). Un peu plus de 8 500 d'entre eux possèdent une superficie supérieure à 4 ha.
Les propriétaires forestiers sont organisés et regroupés au sein de notre Syndicat départemental.
Par ailleurs, pour moraliser le marché et commercialiser leurs bois dans les meilleures conditions possibles, ils disposent d'un autre outil, à savoir une coopérative forestière : La Forêt Privée Lozérienne et Gardoise (voir onglet « partenaires).

Acheteurs et transformateurs du bois

Les entreprises d'exploitation forestière

Elles sont toutes en position difficile. Les coûts élevés du matériel forestier, les coûts d'exploitation alourdis par les contraintes d'exploitation, notamment en zone de montagne, la faiblesse des fonds propres et le niveau bas de rémunération pour les prestations, fragilisent le secteur. La mécanisation accrue nécessite des compétences techniques élevées. Dans le Gard en 2012, on dénombrait 35 entreprises d'exploitation forestière seule (sans activité de sciage) et 33 en 2016.

Les scieries

Au nombre de 12 dans le département en 2012 (dont 5 ayant une activité d'exploitation forestière), elles ne sont plus que 8 en 2016 dont 4 ayant une activité d'exploitation forestière. Elles peuvent être classées en deux catégories :

  • Les scieries de dimension "européenne" qui produisent plus de 10 000 m3 de sciage par an et qui visent des productions standardisées. Ces scieries sont actuellement au seuil limite de disponibilité d'approvisionnement
  • Les scieries artisanales dont l'avenir se fonde sur un rendement matière élevé et un marché de proximité. Ces scieries jouent un grand rôle dans le maintien de l'activité en zone rurale et peuvent mieux valoriser les petits lots de bois.

Ces deux groupes de scieries manquent de fonds propres, ce qui limite leurs possibilités d'investissement pour améliorer la gestion, la qualité des produits et le rendement matière. 

Elles doivent par ailleurs s'organiser, développer une politique commerciale de vente.
(Source : SRISET - EAB 2016 et le Gard)

Filière bois et emplois

De la pépinière à la première transformation, ce sont plus de 500 emplois emplois qui sont maintenus. Une moitié concerne les actions de sylviculture, l'autre moitié les travaux d'exploitation et de première transformation.